Ce week-end, les messages comprenant le hashtag #alAqsa, en arabe, ont été censurés par Instagram et Facebook.

Le week-end dernier, l’esplanade des Mosquées à Jérusalem a été le théâtre de nombreuses violences. Bilan : plus de 200 blessés, principalement des Palestiniens. Les forces armées israéliennes ont en effet fait irruption au sein de la mosquée al-Aqsa et s’en seraient pris à des leaders religieux musulmans, mais également chrétiens.

Alors que les musulmans célébraient la Nuit du Destin et effectuaient la dernière grande prière du vendredi, avant la fin du mois de ramadan prévue en ce milieu de semaine, des heurts ont éclaté. La police israélienne a visé les Palestiniens avec des grenades assourdissantes et des balles en caoutchouc.

Une autre bataille s’est déroulée, elle sur les réseaux sociaux. Alors que les musulmans présents sur place voulaient dénoncer l’intrusion des forces de l’ordre israéliennes, ils ont posté de nombreux messages sur Facebook, Instagram ou encore Twitter. Tous accompagnés du hashtag #alAqsa, bien souvent en arabe.

Selon le média indépendant Mondoweiss, et d’après ce que nous avons constaté, la plupart des messages reprenant ce hashtag en arabe ont été censurés par les différentes plateformes, principalement Instagram. « Instagram et sa société mère, Facebook, censurent les publications liées à Sheikh Jarrah depuis au moins une journée », a indiqué le site. D’autres posts, avec le hashtag #Jerusalem, auraient également été censurés.

Facebook s’est défendu en parlant d’un « problème technique mondial généralisé sans lien avec un sujet en particulier ». Sauf que les messages renvoyés par Instagram sont clairs : le hashtag #alAqsa en arabe a bien été interdit à cause de « signalements ».

Pour Marwa Fatafta, membre politique du groupe de réflexion al-Shabaka, « il ne s’agit pas d’un incident ponctuel, c’est la poursuite d’une censure et d’une discrimination systématiques plus larges visant principalement les personnes marginalisées et opprimées, souvent à la demande de régimes oppressifs ».

Facebook a été accusé d’avoir favorisé le génocide contre les Rohingyas en Birmanie, entre autres.