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Collaboration entre WikiLeaks et Donald Trump : le fils Trump publie ses échanges

Suite à l’enquête sur le rôle joué par WikiLeaks lors de l’élection de Donald Trump, le fils du président a publié ses échanges avec l’équipe d’Assange.

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En pleine enquête sur une possible ingérence russe dans les élections américaines de 2016 et au lendemain des révélations du site The Atlantic, Donald Trump Jr., fils de l’actuel président des Etats-Unis, vient de rendre publics ses échanges avec le site spécialisé dans les fuites, WikiLeaks. Ce dernier avait contribué à la déstabilisation de la campagne de Hillary Clinton en révélant les échanges mails de cette dernière et révélant ainsi la stratégie de sa campagne, à savoir comment gagner le vote des Afro-Américains qu’elle n’a pas réussi à séduire, ses discours rémunérés chez Goldman Sachs ou encore son penchant pour les opérations clandestines à l’étranger (Syrie, Libye…).

Selon les observateurs, WikiLeaks a joué un rôle majeur dans la défaite d’Hillary Clinton, qui n’a pu se défaire de l’image de femme corrompue, acquise à Wall Street, et de va-t-en-guerre.

Donald Trump ayant accédé au poste suprême, l’enquête sur l’ingérence russe ne s’est pas arrêtée et a ciblé tour à tour plusieurs cadres de son administration. C’est maintenant au tour de son fils d’être interrogé et la mise en ligne de ses échanges avec l’équipe WikiLeaks sont révélateurs d’une implication directe de cette dernière pour faire gagner le phénomène Trump. 

Les échanges ont donc débuté le 20 septembre 2016 alors qu’Hillary Clinton était créditée de 51 % des intentions de vote. WikiLeaks les avaient initiés avec un premier message :

« Un comité d’action politique (Political Action Committee ou PAC, ndlr) anti-Trump putintrump.org est sur le point d’être lancé. Le PAC est un PAC pro-Irak recyclé. Nous avons deviné leur mot de passe. C’est ‘putintrump’, voir ‘About’ pour savoir qui est derrière. Des commentaires ? » Message auquel répond l’intéressé : « En off, je ne sais pas, mais je demanderai autour de moi. Merci. »

Les échanges ont continué et WikiLeaks a fait du forcing pour enrôler le fils Trump. L’équipe de Julian Assange (ou peut-être lui-même ?) lui a notamment soumis des fuites concernant Hillary Clinton en l’invitant à « propager cette information. » Une fois la fuite rendue publique, le fils Trump, surnommé « Don », est remercié, puis une autre demande lui est faite. Cette fois ci, on lui demande ni plus ni moins de faire fuiter les déclarations fiscales de son père (sujet hautement sensible, car il a toujours refusé de rendre publiques ses déclarations fiscales) afin que WikiLeaks les publie en donnant les explications suivantes :

  1. Le mal et presque déjà fait ;
  2. Il est possible qu’ils soient publiés à tout moment par une source plus biaisée (MSNBC ou le New York Times) et les faits seront lourdement déformés pour accabler le candidat ;
  3. Si nous les publions, cela augmentera fortement notre image d’impartialité. (…) Cela voudra dire que l’immense quantité d’informations que nous révèlerons sur Clinton aura un plus grand impact, car elles ne seront pas perçues comme provenant d’une source pro-Trump ou pro-Russes…

Le renseignement américain a longtemps accusé la Russie d’avoir joué un rôle dans la campagne au point d’avoir facilité l’élection de Trump. L’enquête, menée par le Congrès US, et la nomination de Robert Mueller comme procureur spécial ont déjà abouti à l’inculpation d’un certain Paul Manafort qui faisait partie de l’équipe de campagne de Donald Trump.

La crédibilité de WikiLeaks est une nouvelle fois mise en cause malgré le rôle historique que le site a joué pour exiger la transparence des Etats vis-à-vis de leurs citoyens. Ce site s’était fait connaître dans le monde entier grâce aux révélations sur les massacres de civils en Irak par l’armée américaine, dont la vidéo « collateral murder ». C’est aussi grâce à WikiLeaks que des milliers de câbles diplomatiques ont été rendus publics, le site révélant ainsi les coulisses de la diplomatie internationale et les liens de subordination entre les Etats-Unis et différents pays, notamment du monde arabe. Ce travail n’a d’ailleurs pas été sans conséquences : le fondateur du site vit depuis juin 2012 cloitré dans l’ambassade de l’Équateur à Londres en raison de la demande de son extradition par les Etats-Unis.

Néanmoins, le parti pris de WikiLeaks contre Clinton ne devrait pas être une surprise. Julian Assange a été menacé par bien des responsables politiques américains, le site assurant même que la candidate démocrate avait proposé de l’assassiner via une frappe de drone alors qu’elle était Secrétaire d’Etat. Une accusation démentie par la principale intéressée…

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