Alors que l’Elysée a assuré qu’Emmanuel Macron aborderait « sans tabou » les questions de droits de l’Homme ainsi que la situation à Hong Kong et dans la région à majorité musulmane du Xinjiang, Pékin a adressé une mise en garde au président français.

« Hong Kong et le Xinjiang relèvent des affaires intérieures de la Chine, il n’est pas pertinent que ce soit à l’ordre du jour diplomatique », a averti le diplomate chinois.

L’organisation de défense des droits de l’Homme Human Rights Watch a appelé M. Macron à faire pression sur son homologue « pour la fermeture des camps d’éducation politique » au Xinjiang, où Pékin détiendrait plus d’un million de Ouïghours, une ethnie soupçonnée de tendances islamistes et séparatistes.

A son arrivée lundi, Emmanuel Macron devait assister à un dîner de gala avec les autres dirigeants mondiaux conviés à l’inauguration de la deuxième Foire aux importations de Shanghai, un rendez-vous annuel instauré par le régime communiste pour convaincre de son intention d’ouvrir son marché.

Le dialogue franco-chinois « est très important au moment où le monde connaît tant de crises successives, où le protectionnisme et l’unilatéralisme ne cessent de monter », a souligné le diplomate chinois en désignant sans les nommer les Etats-Unis.

Dans l’entourage d’Emmanuel Macron, on estime que « les Etats-Unis posent les bonnes questions mais apportent les mauvaises réponses » avec leur guerre commerciale.