Au cœur du contentieux figure la porte-parole pour les Droits humains du parti écologiste allemand, Magarete Bause: les autorités chinoises lui ont selon elle clairement signifié que la délégation composée de spécialistes des questions du numérique ne pourrait pas se rendre fin août comme prévu dans ce pays tant qu’elle en ferait partie, a-t-elle déclaré au quotidien Süddeutsche Zeitung.

« Il n’est pas possible que le Bundestag allemand accepte un tel chantage », s’est-elle emportée.

Une porte parole du Bundestag a confirmé ses dires à l’AFP. La chambre des députés allemands a envoyé une lettre à l’ambassadeur chinois à Berlin, dans laquelle elle souligne qu’il est de son seul ressort de désigner les membres d’une délégation, a-t-elle déclaré.

Mme Bause milite depuis de nombreuses années pour la défense des droits de la minorité musulmane des Ouïghours, opprimée par Pékin. Elle ne devait pas faire partie du voyage à l’origine, mais a été désignée pour remplacer un collègue empêché, écrit le journal.

La porte-parole du ministère allemand des Affaires étrangères, Maria Adebahr, a fait état lundi de discussions à ce sujet avec l’ambassade de Chine. Il n’y a pas encore d' »interdiction formelle » de la part des autorités chinoises, a-t-elle fait néanmoins savoir lors d’une conférence de presse.