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Chine et Birmanie, vers l’union sacrée ?

Isolées diplomatiquement, les autorités birmanes pourraient se tourner un peu plus vers la Chine et relancer un projet de barrage controversé. Le début d’une relation privilégiée et exclusive entre les deux pays ?

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Après la sanglante répression contre les Rohingyas, le Myanmar commence à être isolé. En guerre ouverte avec l’Organisation des Nations unies, qui aimerait poursuivre des militaires pour leur implication dans le génocide des Rohingyas, la Birmanie cherche de nouveau alliés. Et le salut pourrait venir de la Chine, elle aussi dans le viseur de Donald Trump, encore plus après la découverte de camps de « rééducation » dans lesquels des centaines de milliers de Ouïghours seraient enfermés.

Les deux pays opèrent effectivement un rapprochement. Au centre des négociations : un projet de barrage jusque là controversé. Pékin soutient en effet ce projet de construction du barrage de Myitsone, pour lequel les travaux ont été suspendus en 2017. Le projet risque en effet de provoquer des déplacements de populations, la destruction de sites culturels et avoir de graves répercussions sur l’environnement. Mais ce barrage hydroélectrique est un enjeu de taille pour la : la compagnie China Power Investment Corporation avait été choisi pour construire l’édifice birman.

Mais à l’époque, le président du Myanmar, Thein Sein, avait déclaré ce projet comme « contraire à la volonté du peuple. » Mais l’isolement diplomatique de la Birmanie pourrait changer la donne : face aux sanctions américaines et européennes, Aung San Suu Kyi, autrefois proche de l’Occident, voit sa liste de potentiels alliés rétrécir. L’ambassadeur de Chine en Birmanie assure que l’ex-prix Nobel de la Paix est désormais ouverte aux négociations. Pékin met la pression : la Chine représente environ 40 % des échanges économique du Myanmar et la moitié des investissements étrangers dans ce pays proviennent de Chine.

Le manque de réaction d’Aung San Suu Kyi après les accusations de génocide à l’encontre des Rohingyas pourrait coûter cher à la « dame de fer » birmane, aussi bien diplomatiquement qu’économiquement. La Chine dit haut et fort à Aung San Suu Kyi que relancer la construction du barrage de Myitsone serait une bonne idée et se propose, en échange, de se poser en médiatrice entre l’armée du Myanmar et l’armée de l’indépendance du Kachin, en partie armée par… la Chine.

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