Chevènement déclare qu'il ne peut pas se dérober à la tâche qu'on lui propose : diriger la Fondation des œuvres de l'Islam de France.

Jean-Pierre Chevènement indique qu’il ne peut pas se dérober à la mission proposée par François Hollande de reprendre la direction de la Fondation des œuvres de l’Islam de France.

Comme nous vous l’annoncions en mars dernier, Jean-Pierre Chevènement devrait prendre la tête de la Fondation des œuvres de l’Islam de France. Une information confirmée par François Hollande. Le président de la République a en effet parlé de l’ancien ministre de l’Intérieur à son entourage pour reprendre l’organisation imaginée il y a une dizaine d’années par Dominique de Villepin et qui n’a jamais réellement réussi à voir le jour. A peine son nom sorti dans les médias mainstream, le « Che » a confirmé l’information. « J’ai été pressenti par Bernard Cazeneuve au mois de mars », a-t-il expliqué à l’AFP. Mais l’ancien sénateur de Belfort ne sait pas encore s’il acceptera cette mission.

Chevènement défend « la liberté de culte »

C’est à la rentrée que Jean-Pierre Chevènement annoncera s’il accepte ou non de relever le défi de l’organisation de l’Islam en France. « Je considère que c’est une tâche difficile, mais d’une importance très grande du point de vue de l’intérêt national », estime l’ex-ministre. Mais selon lui, « on ne peut pas refuser d’apporter sa contribution à cette tâche. » Le dirigeant politique de 77 ans devrait donc, sans surprise, accepter de diriger la fondation dont on a tant parlé ces derniers jours. « C’est une tâche difficile, mais à laquelle on ne peut se dérober », résume-t-il. Une mission délicate, que le « Che » connaît bien. Il s’était attiré les foudres de nombreuses associations musulmanes en 1999.

A l’époque, le ministre avait décidé de lancer une « consultation sur l’Islam de France. » S’il avait réussi à réunir de nombreux représentants musulmans autour de la table — une première pour un ministre — pour leur faire signer un document posant les « principes et fondements juridiques régissant les rapports entre les pouvoirs publics et le culte musulman », il n’avait pas tardé à être critiqué pour avoir mis dans la boucle le très controversé UOIF. Quant aux associations de jeunes musulmans, elles avaient refusé d’être régies par un document voulant gérer le culte musulman. Chevènement revient avec un discours pro-laïcité : « Il y a quatre millions de musulmans en France, pour la plupart français, il faut qu’ils soient citoyens avec les droits que cela comporte, notamment la liberté de culte, et aussi bien entendu les devoirs », plaide-t-il.

Mehdi Chaouali

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