Dans le Grand Montréal, plusieurs écoles autorisent, dans leurs règlements, le port du burkini pour permettre à toutes les élèves de se baigner.

La plupart des écoles québécoises autoriseraient le port du burkini lors des cours de natation. Si cette autorisation n’est pas toujours écrite noire sur blanc, elle permet cependant d’éviter que des élèves soient dispensés des cours d’éducation physique.

Au moins deux écoles secondaires du Grand Montréal, selon la radio canadienne ICI Radio-Canada, « considèrent le burkini comme un accommodement raisonnable, inscrit dans le code vestimentaire de l’élève. » Outre-Atlantique, le port du burkini serait en réalité accepté — ou du moins toléré — dans trois commissions scolaires. L’école Sophie-Barat de Montréal, par exemple, indique dans son « code de vie intégré à l’agenda » qu’« il faut que l’accommodement réponde à la pédagogie » et que son équipe dirigeante a donc « intégré le burkini dans son code de vie », selon Catherine Harel-Bourdon, présidente de la Commission scolaire de Montréal (CSDM).

Il doit être permis « à tous les élèves de se baigner »

A Laval aussi, si la Commission scolaire refuse de statuer sur la question, le burkini semble autorisé dans au moins une des trois écoles qui ont accès à une piscine. Mont-de-La Salle autorise en effet pour ses élève le « maillot de bain une pièce ou deux pièces avec t-shirt ou burkini. » Même topo pour la Commission scolaire de Longueuil, qui précise cependant que l’autorisation du port du burkini « n’est pas inscrite comme tel » dans le code de vie des différentes écoles, indique ICI Radio-Canada. Mais, ajoute la radio, le burkini est bel et bien toléré pour « permettre à tous les élèves de se baigner. »

Dans sa façon d’appréhender le burkini, le Canada a décidément une toute autre façon de fonctionner que la France. Fin août, en plein débat dans l’Hexagone sur ce maillot de bain, le Premier ministre canadien Justin Trudeau indiquait : « Au Canada, on devrait être rendu au-delà de la tolérance. » Le Premier ministre estime que, dans son pays, les populations ont le droit à la différence. « Au Canada, peut-on parler d’acceptation, d’ouverture, d’amitié, de compréhension ? », demandait-il, indique que « c’est vers là que nous allons et c’est ce qu’on est en train de vivre tous les jours dans nos communautés diverses et riches, non en dépit, mais à cause de ces différences. »

Yassine Bannani

Laisser un commentaire