Le gouvernement israélien doit se prononcer à partir de mercredi sur la mise en oeuvre du plan du président américain Donald Trump pour le Proche-Orient, qui prévoit notamment l’annexion par Israël de colonies juives et de la vallée du Jourdain en Cisjordanie occupée.

« Je suis un défenseur passionné d’Israël » mais « j’espère profondément que l’annexion n’ira pas de l’avant », affirme M. Johnson, Premier ministre britannique, dans une tribune en hébreu publiée mercredi à la Une du quotidien israélien Yediot Aharonot, le plus vendu du pays.

« En tant qu’ami de longue date, admirateur et supporter d’Israël, je crains que ces propositions (d’annexion) ne parviendront pas à sécuriser les frontières d’Israël et seront ainsi contraires aux intérêts à long terme d’Israël », a ajouté le Premier ministre britannique pourtant jugé proche du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu qui l’a qualifié l’an dernier « d’ami ».

« L’annexion met en péril le chemin accompli par Israël pour se rapprocher du monde arabe et musulman (…) les ennemis d’Israël profiteront de la situation et l’utiliseront contre ceux qui espèrent des progrès au Moyen-Orient », a ajouté M. Johnson, qualifiant une annexion de « violation du droit international ».

Un diplomate émirati avait publié mi-juin une tribune dans le même quotidien israélien dénonçant les projets d’annexion et affirmant que ceux-ci mettraient « certainement fin aux aspirations israéliennes à de meilleures relations avec le monde arabe et les Emirats ».

« Je veux une solution juste pour les Israéliens et les Palestiniens et le seul moyen est que les deux parties reviennent à la table des négociations, l’annexion ne peut que nous éloigner de cet objectif », a conclu M. Jonhson rejoignant ainsi la position de nombreux leaders européens sur ce sujet sensible.