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Société

« Black Panther » : la LICRA a fait pression pour annuler une séance en non-mixité

La LICRA annonçait le 16 février avoir réussi à faire annuler une séance du film « Black Panther », organisée en non-mixité par le collectif Mwasi. Ce dernier assure que l’évènement a bien eu lieu.

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Dès janvier, le collectif afro-féministe Mwasi avait crée un évènement sur Facebook à l’occasion de la sortie du film « Black Panther », mettant pour la première fois en avant un superhéros noir. 

Le collectif avait annoncé la tenue d’une projection dans un cinéma MK2 à Paris le 17 février,  précisant bien qu’elle se déroulerait en non-mixité et qu’elle serait suivie d’un débat. 

« Très vite, la LICRA s’en est prise à nous sur les réseaux sociaux et a annoncé qu’un tel affichage de ‘communautarisme’ et de ‘racisme anti-blancs’ ne serait pas toléré : l’organisation a ainsi donné le coup d’envoi de torrents de harcèlement à notre encontre. Ainsi, quand nous avons contacté le MK2 Quai de Loire pour réserver 95 places de cinéma pour une de leurs séances, ceux-ci nous ont fièrement rétorqué qu’alertés par la LICRA de nos projets ‘communautaristes’, ils refusaient de nous vendre des tickets », raconte Mwasi dans un communiqué sur Facebook. 

Selon la LICRA, MK2 aurait en effet fait savoir le 16 février, que la séance « réservée aux Noirs » serait finalement « ouverte à tous ». 

Cependant, l’évènement a bien eu lieu comme prévu, le collectif ayant changé de salle de cinéma à la dernière minute. 

Mais Mwasi accuse la LICRA d’avoir mis en danger la sécurité des jeunes conviés à cette projection, en divulguant l’adresse de l’évènement et le nom du cinéma ainsi que d’avoir « tenté d’empêcher des personnes noires, dont des adolescent·e·s en situation précaire, d’aller au cinéma », alors même que l’organisation « se prétend antiraciste ». 

Le collectif Mwasi avait déjà organisé un évènement l’été dernier qui avait suscité des critiques. Le festival afro-féministe «Nyansapo», était ouvert à tous, sauf quelques ateliers réservés exclusivement aux femmes noires.

La polémique née sur les réseaux sociaux avait ainsi poussé la maire de Paris, Anne Hidalgo, à demander à ce que ces ateliers non-mixtes soient organisés « dans un cadre strictement privé », et non pas dans le lieu public où était organisé l’évènement.

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