Réunis notamment à l’appel d’Attac et Greenpeace pour cette action présentée comme « non violente et joyeuse », les manifestants ont déroulé devant le siège de Clichy, près de Paris, des banderoles hostiles au géant du commerce en ligne avant de s’assoir devant le siège de l’entreprise aux cris de : « On dit stop au Black Friday et son impunité! », ont constaté des journalistes des l’AFP.

« Aujourd’hui, Amazon a les émissions de gaz à effet de serre d’un État », a dénoncé sur place Jean-François Julliard, directeur de Greenpeace France. « On a besoin plus que jamais d’actions de désobéissance civile car Amazon est un symbole d’impunité », notamment fiscale, a estimé l’eurodéputée LFI (gauche radicale) Manon Aubry, présente à ses côtés.

Au même moment près de Lyon (centre-est), une centaine de militants écologistes ont brièvement bloqué deux entrées d’un entrepôt Amazon, selon la police et les organisateurs.

Réunis à l’appel de plusieurs associations dont Youth for Climate, Extinction Rebellion, Greenpeace et Attac, les protestataires entendaient dénoncer le principe même du Black Friday, « journée dédiée à la surconsommation et aux achats compulsifs », selon une militante d’Alternatiba ANV Rhône.

Jeudi, entre 50 et 100 militants des groupes ANV-COP21 et Amis de la Terre avaient brièvement bloqué un centre de distribution d’Amazon en région parisienne, installant des bottes de paille et formant des barrages humains.

Certains ont déployé des banderoles « Amazon: pour le climat, pour l’emploi, stop expansion, stop surproduction », tandis que d’autres bloquaient les accès pour les camions avec de vieux appareils électroménagers ou s’allongeaient par terre en s’enchaînant volontairement les bras avec des « armlocks » (procédé qui vise à entraver leur évacuation, ndlr). Ils laissaient par contre entrer et sortir les employés du centre.