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Le bio, la solution idéale pour le respect du rite du sacrifice de l’Aïd al-Adhâ ?

Ce dimanche, AVS publie un communiqué dans lequel le premier certificateur halal de France assure que la filière bio pourrait permettre de certifier à nouveau des ovins lors de l’Aïd al-Adhâ 2019.

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AVS, le premier certificateur halal français, cette année, ne certifiera pas de moutons pour l’Aïd al-Adhâ — à l’exception des deux-cents bêtes commandées par un boucher parisien ayant commandé chez des éleveurs irlandais —, l’âge minimal de la bête requis par le rite religieux n’étant, indique AVS, « même plus fiable ou vérifiable dans les conditions actuelles. » On est loin des milliers de moutons habituellement certifiés par AVS.

Préparer, en amont, le sacrifice de l’Aïd 2019

Fouad Imarraine, porte-parole d’AVS, nous confiait en juin dernier qu’il était désormais impératif de trouver des alternatives pour les prochaines années. « On ne sait pas encore, mais on pourrait laisser les bêtes grandir au-delà d’un an en contrepartie d’un engagement auprès des éleveurs de la part des musulmans. Comme cela se fait déjà en Grande-Bretagne », proposait par exemple le porte-parole d’AVS.

Alors que la fête de l’Aïd débutera mardi, AVS planche déjà sur la Fête du sacrifice 2019. La direction du certificateur a rencontré la Fédération nationale ovine (FNO) et des éleveurs bio. AVS indique que le bio pourrait bien être la solution pour un Aïd al-Adhâ 2019 plus serein : « L’élevage bio a le triple avantage de garantir la traçabilité (et donc l’âge exacte) et la très bonne santé du mouton tout en mettant à la vente les bêtes que lorsqu’elles sont bien formés, c’est-à-dire généralement après qu’elles aient dépassé l’âge minimal requis par le rite islamique », écrit AVS dans un communiqué publié ce dimanche 19 août. Un communiqué accompagné d’une vidéo.

Le bio : transparence et croissance naturelle

En effet, les éleveurs bio de moutons sont spécifiquement soumis à un cahier des charges stricts, qui les oblige à consigner la date de naissance des agneaux. De plus, n’étant alimentés qu’à l’herbe et au fourrage, ils sont de meilleure qualité. Leur croissance étant naturelle, ils ne sont vendus que bien après les six mois, l’âge minimal requis par le rite islamique et parfois jusqu’à un an, qui serait l’âge idéal selon le rite malékite, rite généralement suivi par les musulmans originaires du Maghreb et de l’Afrique de l’Ouest.

Pour rappel, dans un élevage conventionnel, les agneaux sont nourris aux granulés qui accélèrent artificiellement leur croissance et les agneaux sont généralement vendus aux abattoirs bien avant l’âge de six mois. Toutes ces considérations viennent nous rappeler, en ces jours de fête, que rites, spiritualité et éthique pourraient s’agencer harmonieusement… lorsque tous cela est bien compris.

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