L’équipe de France n’est pas « anti-Benzema ». Didier Deschamps non plus. C’est en tout cas ce qu’assure Noël Le Graët, le président de la Fédération française de football (FFF). Selon ce dernier, « Karim Benzema reste sélectionnable en équipe de France parce qu’il n’a pas été suspendu par une quelconque commission de discipline chez nous ou ailleurs. » Dans une interview, le président de la FFF a tenté d’écarter l’existence d’un quelconque problème Benzema chez les Bleus. Le vainqueur de la Ligue des Champions avait, en mai dernier, demandé « une explication » à Didier Deschamps quant à sa non-sélection en équipe de France malgré ses belles performances avec le Real Madrid. Deschamps s’est toujours défendu d’avoir une dent contre l’attaquant passé par l’Olympique Lyonnais. Mais pour Benzema, « Tout cela ne tient plus, au bout d’un moment. On exhume un tas de choses au fur et à mesure pour justifier ce non-retour. Il n’y a plus de cohérence entre ce qui se passe pour expliquer la situation et ce qui se passe autour. »

Noël Le Graët l’assure : Benzema aurait donc toujours sa place en équipe de France et Deschamps n’aurait pas « cédé à la pression d’une partie raciste de la France » en ne sélectionnant pas Benzema, comme l’affirmait ce dernier, soutenu par Eric Cantona, Jamel Debbouze ou encore Benoît Hamon, qui estimait lors de la campagne présidentielle que l’affaire Benzema est « révélatrice des préjugés de notre société ». Sauf que l’attaquant madrilène n’est jamais cité par les comptes des réseaux sociaux de la Fédération. Noël Le Graët en est le premier surpris. « Ce n’est pas un ordre fédéral en tout cas. Certainement pas. », se défend le président de la FFF. Tout cela ressemble en tout cas à un boycott en bonne et due forme. Avec 11 buts en championnat et 5 buts en Ligue des Champions, un titre de Champion d’Espagne et un autre de Champion d’Europe, la saison de Benzema aurait en tout cas logiquement dû l’emmener dans les vestiaires des Bleus. Deschamps a bel et bien un vrai problème avec Benzema. Et il refuse aujourd’hui de s’en expliquer.