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En Belgique, un différend entre Turcs et Marocains menace l’Exécutif des musulmans

Les Turcs veulent prendre la présidence de l’Exécutif des musulmans de Belgique, comme les y autorise le règlement. Mais les Marocains sont décidés à ne pas se laisser faire. Un bras de fer commence.

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L’arrivée d’Ahmet Ogras à la tête du Conseil français du culte musulman avait provoqué une levée de boucliers, une partie de la presse dénonçant « les visées turques sur les musulmans en France. » Sauf que la présidence tournante à la direction du CFCM était actée, et Ahmet Ogras a tenu bon malgré les pressions algériennes et marocaines.

Dans une interview donnée au MuslimPost, alors qu’il venait de prendre la présidence de l’institution, Ahmet Ogras déclarait : « Je ne suis pas le représentant de la Turquie mais le président du Comité de coordination des musulmans turcs de France. Cela fait quatre ans que le CFCM a initié la présidence tournante et ça n’a jamais choqué qui que ce soit. Pourquoi de telles craintes ? Je n’ai rien à cacher : notre fédération existe depuis plusieurs décennies et elle a fait ses preuves. »

Outre-Quiévrain, une nouvelle polémique similaire pourrait bien naître dès ce soir. En effet, une réunion est prévue à 19 heures à l’Exécutif des Musulmans de Belgique, le CFCM belge. Alors que l’institution est dirigée par Salah Echallaoui depuis deux ans, la branche turque des musulmans de Belgique réclame, comme le stipule le règlement d’ordre intérieur de l’organisation, la présidence.

Problème : en deux ans, Salah Echallaoui est devenu l’interlocuteur privilégié des autorités gouvernementales et les différents ministères ne s’imaginent pas l’Exécutif sans lui. D’autant que le président ne souhaite pas du tout laisser son siège de président à qui que ce soit. Reprise de la gestion de la Grande mosquée de Bruxelles, refonte du conseil des théologiens, création d’une fonction de prédicatrice ou encore d’un institut de formation des imams… L’EMB a, sous Salah Echallaoui, engagé de nombreuses réformes.

De quoi satisfaire les politiques qui voient en le président de l’Exécutif un allié. Mais la réunion pourrait bien changer la donne. Si, pour le moment, on semble se diriger vers un statu quo, notamment grâce à la majorité marocaine au sein de l’Exécutif, l’EMB risque de connaître une période difficile. En cas de bras de fer, la branche turque pourrait faire imploser l’organisation. Si les Turcs accèdent à la présidence, c’est la branche marocaine qui pourrait mettre des bâtons dans les roues de l’EMB. Le dilemme ne fait que commencer…

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