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Économie

beIN Sports-beoutQ : l’Arabie saoudite officiellement derrière le piratage ?

BeIN Sports, qui a fait appel à des géants indépendants de la sécurité numérique, affirme avoir des « preuves irréfutables » que l’Arabie saoudite est derrière le piratage des droits du football détenus par beIN.

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Alors que les championnats européens ont tous repris, beIN Sports a toujours du mal à faire valoir ses droits face à beoutQ, une chaîne saoudienne qui pirate à tout-va les matches en direct. La victime principale de cette opération de piratage : beIN Sports, qui détient les droits de plusieurs championnats. Car là où beoutQ diffuse les rencontres sportives sans débourser un centime, beIN dépense chaque année des milliards pour s’octroyer les droits de diffusion. Rien qu’en France, indique le journal économique Les Echos, le coût annuel de la grille de la chaîne sportive est estimé à plus de… 400 millions d’euros. Le piratage de beoutQ a donc, forcément, des répercussions financières importantes.

La FIFA accuse l’Arabie saoudite sans la nommer

De quoi provoquer un certain ressentiment de la part de beIN Sports qui a, depuis la création de beoutQ, accusé l’Arabie saoudite d’être derrière cette initiative illégale. La chaîne du Qatar a tenté de faire pression sur l’Arabie saoudite via la FIFA qui, dans un communiqué avant le début de la Coupe du monde, a indiqué qu’elle prenait «  très au sérieux les atteintes à sa propriété intellectuelle » et qu’elle explorait « toutes les options pour mettre un terme » au piratage des matches. La Fédération internationale de football pointait elle aussi, sans la nommer, l’Arabie saoudite, en condamnant « les organisations légitimes qui soutiennent de telles activités illégales. »

Des preuves fournies par trois entreprises indépendantes

L’Arabie saoudite est-elle derrière beoutQ ? Jusqu’à maintenant, rien ne permettait de le confirmer même si cela ne laissait aucune place au doute. Mais beIN Media Group s’est donné les moyens de le savoir, en déboursant 200 000 dollars pour enquêter sur ce piratage. Dès le mois de mai dernier, Tom Keaveny, directeur général de beIN au Moyen-Orient, affirmait que le signal pirate était « transmis par le fournisseur de satellites ArabSat, basé à Riyad. » Selon le New York Times, désormais, beIN affirme avoir des « preuves irréfutables » de l’implication de Riyad dans ce piratage de grande ampleur, indique Sophie Jordan, conseillère juridique de beIN Media Group qui accuse l’Arabie saoudite « commettre un vol à grande échelle de droits de propriété intellectuelle de grande valeur. » Dans un tweet, beIN indique que Cisco, Overon et Nagra, trois géants de la sécurité numérique « ont prouvé en toute indépendance que l’Arabie saoudite, avec son réseau satellite ArabSat, est derrière le fameux piratage de beoutQ. » Les trois géants du numérique ont présenté des « preuves concrètes », assure beIN.

L’Arabie saoudite fait pression sur la FIFA pour qu’elle mette fin aux accords avec beIN Sports

Rien de très surprenant : depuis le début de la crise du Golfe, l’Arabie saoudite fait pression sur les organisations sportives internationales pour qu’elles mettent fin à leurs accords avec beIN Sports. Dernier exemple en date : lors de la Coupe du monde en Russie, le ministre saoudien des Sports, Turki al-Shiekh, a appelé la FIFA sur à rompre ses accords avec beIN. La Fédération internationale de football a d’ailleurs lancé une offensive contre beoutQ : la FIFA a annoncé le mois dernier avoir engagé des avocats pour prendre des mesures contre le piratage en Arabie saoudite. De son côté, beIN Media Group a entamé des démarches aux Etats-Unis et en France, mais pourrait bien avoir du mal à faire valoir ses droits : avec le blocus imposé par Riyad, impossible de trouver des avocats qui accepteraient de s’occuper de ce dossier en Arabie saoudite.

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