M. Nawajaa avait été arrêté par l’armée israélienne le 30 juillet à son domicile de Ramallah en Cisjordanie occupée, puis transféré dans une prison en Israël où il a été détenu au secret pendant plusieurs jours.

Des organisations palestiniennes et des ONG de défense des droits humains avaient exhorté les autorités israéliennes à le libérer et demandé à l’Union européenne d’intervenir dans cette affaire.

Lundi, un tribunal militaire israélien a libéré M. Najawaa qui a remercié « tous ceux qui ont contribué à la campagne internationale menée pour faire pression sur l’occupant », selon un communiqué de la campagne locale du BDS.

Le BDS appelle au boycott économique, culturel ou scientifique d’Israël, afin d’obtenir la fin de l’occupation et de la colonisation des Territoires palestiniens. Ses soutiens s’appuient sur l’exemple de l’Afrique du Sud, affirmant que le boycott du pays a permis de mettre fin au régime d’apartheid.

Israël accuse la campagne BDS d’antisémitisme et de remettre en cause l’existence même de l’Etat hébreu, ce que le mouvement dément.

Israël interdit l’entrée sur son territoire à des étrangers accusés de soutenir la campagne BDS, conformément à une loi en vigueur depuis 2017.

Et le représentant local de l’organisation Human Right Watch (HRW) Omar Shakir, qui nie tout lien avec BDS, était devenu en novembre dernier la première personne à être expulsée d’Israël en vertu de cette loi.

Un porte-parole du Shin Beth, les services de renseignements intérieurs israéliens, a indiqué lundi à l’AFP que Mahmoud Nawajaa avait « été arrêté et interrogé sur des questions sécuritaires » et non liés à la BDS, et qu’il a « été libéré à la fin de l’enquête ».