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Société

Bastamag lance une base de données sur les violences policières

Bastamag a créé une base qui reprend et analyse les données des violences policières depuis quatre décennies en France. Selon les chiffres du site, depuis quarante ans, on dénombre 478 morts à la suite d’interventions policières.

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« En France, au cours des quarante dernières années, 478 personnes sont décédées à la suite d’une intervention des forces de l’ordre. » Fort de ce triste constat, le magazine en ligne BastaMag a compilé et analysé les données relatives aux violences policières. Tout est parti d’un postulat : « Il n’existe, pour l’instant en France, aucun recensement de ce type. » Car, précise Bastamag, « le ministère de l’Intérieur ne livre aucun chiffre officiel pour les personnes tuées par les forces de l’ordre. La seule donnée disponible est le nombre de tirs par armes à feu des fonctionnaires de police, répertorié depuis 2012 par le fichier ‘traitement relatif au suivi de l’usage des armes’. »

Tout pourrait bien changer puisque, continue le pure-player, « l’IGPN (la police des polices, ndlr) est censé publier prochainement ses premières données sur l’usage de la violence par les forces de l’ordre. » Actuellement, que ce soit en Allemagne, au Brésil, au Canada ou encore dans les pays anglosaxons, des chiffres officiels ou provenant d’organisations indépendantes sont disponibles. En France, ces données étaient jusque là indisponibles.

« Les femmes et les jeunes immigrés plus concernés par les violences policières »

Bastamag débute son recensement en 1977 avec, pour objectif, d’« observer les évolutions sur le temps long. » Notamment « parce que l’accès aux sources et aux archives antérieures se révèlent plus fastidieux et demandera davantage de temps et de moyens pour compléter les informations. » Le magazine en ligne a décidé de remettre chaque décès par les forces de l’ordre dans son contexte : « Ces données intègrent donc des situations très diverses et ne préjugent en rien de la légitimité ou de l’intention de l’acte qui a mené au décès : qu’ils soient volontaires ou non (accidents), qu’ils relèvent ou non de la légitime défense. En dernier ressort, c’est à la justice, si elle est saisie, d’en juger », écrit Bastamag.

L’équipe du magazine explique avoir voulu faire ce recensement « pour une raison : un décret de 1995 dispose que les obligations du fonctionnaire de police ‘ne disparaissent pas après l’accomplissement des heures normales de service’. Depuis 2017, la loi autorise plus facilement les policiers à conserver leur arme en dehors de leur service. » Mais également pour montrer que les jeunes immigrés sont plus concernés que les autres quand il s’agit de violences policières. Par ailleurs, conclut Bastamag, « en quatre décennies, dix fonctionnaires ont été condamnés à de la prison ferme » pour ces actes.

 

 

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