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Australie : des ballerines pour financer l’éducation des filles en Palestine

Une Australienne, Amira Nimerawi, a crée sa propre marque de ballerines. Pour chaque ballerine achetée, une partie est reversée aux jeunes filles palestiniennes dans les camps de réfugiés.

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Des ballerines de qualité, élégantes, confortables et éthiques qui pourraient aider à l’émancipation des jeunes filles en Palestine ? C’est le double défi que s’est lancée Amira Nimerawi, jeune entrepreneure en Australie, d’origine palestinienne. 

Un pari réussi avec le lancement de son entreprise, Ballare. Pour chaque paire achetée, 50% des bénéfices reversés à l’UNRWA (l’Office de secours et de travaux des Nations unies pour les réfugiés de Palestine) permettront d’aider des écolières.

Pour elle, aider principalement les filles, c’est promouvoir leur « empowerment », et donc leur donner plus de chance de s’insérer professionnellement et dans la société. 

« Ayant grandi dans une famille palestinienne et fille de réfugié, j’ai toujours eu conscience de l’autonomisation que permet une éducation solide, et de la chance que j’ai eu de grandir en Australie où une telle éducation était gratuite et offerte à tous », témoigne Amira Nimerawi sur son site internet. 

« J’ai développé l’idée de Ballare alors que je travaillais pour l’une des principales institutions australiennes d’investissement et de services financiers. J’essayais de résoudre un problème de chaussures pour moi et d’autres femmes d’affaires pressées, et je savais que, avec un modèle d’entreprise sociale, je pourrais aussi répondre aux problèmes des jeunes filles palestiniennes », ajoute t-elle à propos de son projet.   

En effet, pour elle, la plupart des ballerines en Australie étaient trop douloureuses à porter, s’abimaient rapidement et n’étaient pas facile à emporter avec soi. La jeune femme a donc crée des ballerines avec des semelles en caoutchouc pour plus de confort, de souplesse et d’adhérence. Les chaussures sont faciles à plier et d’autres petits détails permettent que la ballerine ne frotte pas douloureusement aux pieds. Enfin, Amira Nimerawi s’est assurée que le processus de fabrication de ses chaussures soit éthique, en choisissant une petite entreprise familiale italienne réputée. 

L’entrepreneure s’est également associée à la campagne «Dignity is Priceless» de l’UNRWA. En début d’année, les Etats-Unis ont réduit de 250 millions de dollars leur contribution financière à l’organisation, menaçant ainsi le maintien des écoles. 

« J’ai choisi l’UNRWA parce qu’elle se trouve dans la région depuis longtemps et qu’elle dispose de l’infrastructure nécessaire et d’un accès à des endroits comme Gaza que je ne pourrai jamais visiter », témoigne Amira Nimerawi dans Middle East Monitor. Un choix motivé également par son histoire familiale. Son père qui avait fui la Palestine encore adolescent, avait étudié dans une école de l’UNRWA dans un camp de réfugiés en Jordanie. 

L’année dernière, la jeune femme s’est aussi rendue à Hébron, en Cisjordanie occupée. 

« J’avais entendu dire que beaucoup d’écoles avaient été rasées (…) mon engagement envers l’accès des enfants palestiniens à l’éducation n’a été que galvanisé », confie t-elle à Middle East Monitor. 

La première collection de ballerines « Ballare » est sortie en début d’année et a déjà séduit des clientes du Canada jusqu’à Dubaï. Dans ses prochaines créations, Amira Nimerawi, souhaiterait  y mettre davantage son identité en avant, en y incorporant des motifs de broderie palestinienne traditionnelle. 

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