C’est un test grandeur nature que débute le Togo, ce vendredi 17 juillet. Les autorités locales ont en effet indiqué que des églises, des mosquées et des temples rouvraient, après une rencontre entre les responsables des fédérations religieuses et le gouvernement. Mais pas question pour autant de prendre des risques : le ministre de l’Administration territoriale, de la Décentralisation et des Collectivités locales indique dans un communiqué qu’il « s’agit d’une réouverture d’expérimentation qui ne concerne qu’un nombre limité de lieux de culte, pour chacune des obédiences religieuses de notre pays ».

Une reprise progressive donc, qui ne concerne pas tous les lieux de culte : « Sont et demeurent interdits, les cultes de nuit, les veillées de prières ainsi que les veillées funèbres», rappelle le minisitre Payadowa Boukpessi qui en appelle à la responsabilité de chacun pour que le retour des offices religieux se passe dans de bonnes conditions. Mais cette réouverture devrait cependant attirer beaucoup de fidèles : les lieux de culte ont été fermés le 20 mars dernier, dès les prémices de la pandémie de coronavirus au Togo.

Plusieurs pays africains ont également décidé de rouvrir les lieux de culte après une accalmie de la pandémie : au Sénégal, mi-mai, le gouvernement avait autorisé la réouverture des mosquées et des églises, mais de hauts responsables religieux avaient choisi de s’abstenir. La semaine dernière, le Maroc a annoncé que ses mosquées seraient à nouveau prêtes à accueillir des fidèles à partir du 15 juillet de façon « progressive » et à condition de rester fermées pour la grande prière du vendredi. Quant aux mosquées égyptiennes, elles avaient à nouveau ouvert fin juin, tout comme à La Mecque.