« Les autorités saoudiennes ont mené de nouvelles arrestations de journalistes, d’écrivains et de militants, hommes et femmes, ces derniers jours », a indiqué dans un communiqué l’organisation ALQST, active sur les questions de droits humains en Arabie saoudite.

« Elles ont aussi accru leur torture, le harcèlement sexuel et les abus contre les prisonniers d’opinion existants », a dénoncé l’association basée à Londres.

L’organisation saoudienne « Prisonniers de conscience », qui suit le sort des prisonniers politiques dans le royaume, a confirmé l’arrestation de neuf personnes.

Sur Twitter, l’organisation a précisé que l’écrivain Suleiman al-Nasser avait été arrêté « sur la base de ses opinions » et le blogueur Fouad al-Farhan pour ses « activités intellectuelles ».

Les autorités saoudiennes n’ont pas commenté dans l’immédiat.

Ces arrestations interviennent alors que les militants des droits humains dénoncent la répression croissante dont ils font l’objet, notamment depuis que Mohammed ben Salmane est devenu prince héritier.

Le royaume saoudien a essuyé une vague d’indignation mondiale après le meurtre du journaliste saoudien Jamal Khashoggi par des agents saoudiens dans le consulat de son pays à Istanbul en octobre 2018.

Ce meurtre a déclenché un examen sans précédent du bilan du royaume en matière de droits humains, notamment sa répression de militantes, dont plusieurs ont dénoncé des actes de harcèlement sexuel et de torture en détention.

Les procureurs saoudiens ont rejeté ces accusations.

Ryad a fait face à la pression de gouvernements occidentaux pour libérer ces militantes, la plupart arrêtées à la veille de la levée de l’interdiction faite aux femmes de conduire l’an dernier.

En avril, au moins neuf écrivains, universitaires et blogueurs, dont deux ressortissants américains, avaient été arrêtés.