Deux personnes ont été hospitalisées à l’issue de ces heurts survenus lundi dans le district de Balaka, dans le sud-est du pays, a indiqué à l’AFP le responsable local des services de santé, Arnold Kapachika.

Parmi elles figure un chef religieux musulman, blessé au moment de l’attaque à coups de pierres d’une mosquée, a-t-il ajouté.

Selon un porte-parole de la police locale, Felix Misomali, les tensions entre les deux communautés religieuses ont débuté à la suite de la décision d’une église anglicane de ne plus autoriser des élèves de primaire à porter le voile islamique en classe.

Les violences ont opposé plusieurs heures Chrétiens et Musulmans, causant d’importants dégâts dans des écoles, des maisons et une mosquée du district, a rapporté à l’AFP un responsable provincial de la police, Joseph Sauka.

Le calme est revenu mardi dans la région et « la situation est sous contrôle », a assuré M. Misomali.

Le porte-parole de la communauté musulmane malawite (MUM), Dinala Chabulika, a attribué la responsabilité des incidents au refus de l’église anglicane d’accepter des fillettes voilées dans l’école, alors que le gouvernement interdit toute discrimination envers les enfants portant des signes religieux.

« C’est ce qui a mis en colère la communauté musulmane et l’a poussée à réagir de cette façon », a justifié M. Chabulika.

Le gouvernement n’avait pas réagi mardi à ces violences.

Les deux tiers (68%) des 19 millions d’habitants du Malawi se déclarent de confession chrétienne.

Les incidents entre communautés religieuses y sont très rares.