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Société

Après la fusillade de Beaune, un rassemblement pour la vérité

A l’appel d’associations, les habitants du quartier Saint-Jacques de Beaune vont manifester ce vendredi pour demander la vérité sur la fusillade d’il y a dix jours.

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Ce vendredi, à l’appel de SOS Racisme, un rassemblement aura lieu à Beaune, en Côte-d’Or. Objectif ? Manifester pour demander « la vérité » sur les tirs qui ont touché sept jeunes, dans la nuit du 29 au 30 juillet dernier. Dominique Sopo, président de l’association, estime qu’il « est du rôle de la justice de dire qu’il y a délit dès qu’il y a des insultes racistes ! » Or, le procureur adjoint de Dijon, Thierry Bas, en charge de l’enquête, ne confirme toujours pas l’hypothèse d’une attaque raciste bien que les témoins parlent des insultes reçues par les victimes des coups de feu. « Toutes les victimes, sans exception, indiquent que des propos racistes, sans équivoques, ont été tenus par les assaillants », indique le CCIF Bourgogne-Franche-Comté. La justice, pour le moment, privilégie cependant la piste du règlement de comptes.

Une instrumentalisation des quartiers par les politiques locaux

Pour le Collectif contre l’islamophobie en France, « certains politiques locaux, se sont empressés d’instrumentaliser cette agression pour véhiculer des idées destructrices en amalgamant ‘l’insécurité’, les ‘quartiers prioritaires’ et une ‘immigration anarchique’. En cela, ils n’ont finalement rien à envier à certains commentaires racistes qui peuvent être lus sur les réseaux sociaux : au fond il s’agit de prétendre que ces jeunes sont responsables de l’agression qu’ils ont subie. » Les habitants, eux, ne se sentent pas entendus. Ils demandent la mise en place d’une cellule psychologique et appellent la justice à ne pas s’attarder sur l’hypothèse du règlement de comptes, peu probable selon eux. Les habitants du quartier Saint-Jacques ont montré beaucoup de solidarité après cette fusillade et sont persuadés du caractère raciste de l’agression.

« Veillons à ce que les victimes ne deviennent pas des coupables »

Carole Bernhard, institutrice et candidate des Verts lors des dernières élections départementales, habite dans le quartier touché par la fusillade. Elle décrit, dans un texte publié par le Bien Public, « un quartier calme » et assure que « ce n’est pas parce qu’elles habitent un ‘quartier’ que (les victimes de la fusillade) sont des victimes de deuxième ordre, ou pire, qu’elles auraient mieux fait d’être ailleurs et rien de tout cela ne serait arrivé ! ces jeunes touchés dans leur chair et dans leur tête, il faut qu’ils soient reconnues comme des victimes, à part entière. » L’enseignante demande « à ce que les victimes ne deviennent pas des coupables, veillons à ce qu’elles aillent mieux, veillons à ce que le mobile raciste, s’il est établi, soit présenté comme tel à la justice. »

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