« Nous allons restaurer les relations avec Israël », a annoncé la cheffe de la diplomatie du gouvernement intérimaire bolivien, sans préciser de date ni fournir de détail, lors d’une rencontre avec la presse étrangère.

Les relations diplomatiques vont reprendre « en ayant toujours en tête que de cette relation peuvent naître des situations positives pour les deux (pays) et des bénéfices pour le tourisme bolivien », a-t-elle ajouté.

Evo Morales, qui a démissionné le 10 novembre et s’est réfugié ensuite au Mexique, avait rompu les relations de son pays avec Israël à la suite de l’offensive en décembre 2008 de l’armée israélienne dans la bande de Gaza, où plus d’un millier de Palestiniens avaient été tués.

La Paz considérait depuis Israël comme un pays terroriste et avait abrogé un accord qui exemptait les Israéliens de visa pour entrer en Bolivie.

« C’était une mesure à caractère politique qui n’avait pas pris en compte les effets collatéraux, comme les questions économiques et commerciales », a ajouté Mme Longaric.

La Paz a reconnu l’Etat palestinien depuis les années 1980.

Mardi, le gouvernement intérimaire avait annoncé la nomination d’un ambassadeur aux Etats-Unis pour la première fois depuis onze ans, marquant une rupture avec la politique étrangère de l’ex-président Morales, qui avait privilégié pendant sa présidence les relations avec l’Iran, la Chine, la Russie, Cuba et le Venezuela.