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Algérie, Maroc et Tunisie : organiser la Coupe du monde, un pari insensé ?

L’Algérie est prête à envisager une candidature commune avec le Maroc et la Tunisie pour organiser le Mondial en 2030. Une candidature conjointe qui a peu de chances d’aboutir mais qui aurait une valeur symbolique forte.

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Ce dimanche, le ministre algérien de la Jeunesse et des Sports Mohamed Hattab a annoncé que son pays était prêt à étudier l’option d’une candidature commune avec le Maroc et la Tunisie dans le but d’organiser la Coupe du monde de football en 2030. Le royaume chérifien a, il y a quelques semaines, échoué alors qu’il avait porté sa candidature pour le Mondial 2026 — dont l’organisation sera finalement confiée à un trio américain. Une candidature conjointe serait assez exceptionnelle, tant les relations entre le Maroc et son voisin algérien sont tendues au niveau politique.

Si la candidature de l’Algérie, du Maroc et de la Tunisie aboutit, le symbole sera fort : une union entre pays du Maghreb, à l’occasion du centenaire de la Coupe du monde. Sauf que, aujourd’hui, le pari semble insensé. Certes, les trois pays disposent de plusieurs stades. Mohamed Hattab a vanté «  les infrastructures sportives qui avaient été construites dans le cadre du programme du Président de la République au profit de la jeunesse et des sports. » De son côté, le Maroc était prêt à organiser la Coupe d’Afrique des Nations 2015, finalement délocalisée pour cause de virus Ebola. Enfin, la Tunisie dispose du stade olympique de Radès, qui peut accueillir 60 000 personnes.

Mais il en faudra bien plus pour convaincre la FIFA. Tous les pays africains, ou presque, pourraient voter pour une candidature maghrébine. Mais l’échec du Maroc à l’organisation du Mondial 2026 montre que le jeu des alliances est parfois sévère. Ainsi, l’Arabie Saoudite a offert sa voix aux Américains. Pire, le royaume wahhabite avait « mené campagne dans le Golfe et en Asie » dans le but de « s’opposer au Qatar, qui avait déclaré son soutien au Maroc », indique un expert du dossier au Monde. La géopolitique entre donc en ligne de compte dans le choix du pays hôte pour la Coupe du monde 2030. Mais l’état des infrastructures également. De quoi rendre pessimiste quant à l’avenir de la candidature maghrébine dans douze ans.

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