Algérie et électronarcose : la grogne enfle en Algérie suite à la polémique suscitée par un décret ministère du commerce algérien autorisant l’utilisation de l’électronarcose pour les ovins et les volailles. Cette polémique survient après que le Conseil Algérien de l’Ifta ait annoncé une fatwa interdisant l’étourdissement des volailles avant leur abattage. L’Association de Protection et d’Orientation du Consommateur et son Environnement (APOCE) et le ministère de l’Agriculture se place derrière le consommateur en maintenant illicite l’usage de l’électronarcose.

La grogne enfle en Algérie suite à la polémique suscitée par un décret ministère du commerce  algérien autorisant l’utilisation de l’électronarcose pour les ovins et les volailles. Cette polémique survient après que le Conseil Algérien de l’Ifta ait annoncé une fatwa interdisant l’étourdissement des volailles avant leur abattage. L’Association de Protection et d’Orientation du Consommateur et son Environnement (APOCE) et le ministère de l’Agriculture se placent derrière le consommateur en maintenant illicite l’usage de l’électronarcose.

Algérie et électronarcose : un bras de fer à l’avantage du consommateur

Dans un communiqué, le Ministre algérien de l’Agriculture Abdelwahab Nouri a insisté sur le fait que la pratique de l’électronarcose devait être combattue : l’Algérie et électronarcose ne doivent pas être synonymes. Pour ce faire, il a ajouté qu’il fallait renforcer les contrôles afin que l’image et la qualité des viandes algériennes soient maintenues.

Toutefois, il a souhaité temporiser les propos tenus un partout dans la sphère médiatique. Tous les abattoirs de la République sont dans l’obligation d’abattre les bêtes sans étourdissement. « Ceux qui pratique l’abattage avec électronarcose sont dans l’illégalité » rappelle le Ministre de l’Agriculture.

Selon le chargé de presse du ministre de l’Agriculture, M. Jamal Barchich, sur les 1822 abattoirs de volaille que compte l’Algérie, la plupart le font de manière traditionnelle, de façon rituelle. Quant à ceux qui le pratiquent avec étourdissement, ils sont dans l’illégalité.

Du côté de l’APOCE, on rappelle à qui veut l’entendre que cette pratique d’abattage avec électronarcose a mainte fois été dénoncée par l’association. « Nous avons appelé depuis longtemps à la nécessité d’interdire ces pratiques. […] le ministère de l’Agriculture parlait de 50% d’abattoirs de volaille qui pratiquaient l’électronarcose en Algérie. » a souligné M. Mustapha Zebdi, le président de l’APOCE.

Cette polémique vient relancer le problème de l’auto-certification dans les abattoirs, à l’heure où la viande halal est un enjeu financier important en Algérie comme ailleurs dans le monde.

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Crédit photo : Urheberrecht (CC BY)

Yassine Bannani

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