Salah Eddine Dahmoune a précisé que les services de son ministère ont procédé à « la fermeture, récemment, de hangars, de garages et de constructions anarchiques convertis illégalement en églises », à la suite de plaintes de « citoyens » sur des activités « suspectes ».

Ces lieux ont été fermés après plusieurs « avertissements » adressés à leurs gestionnaires, mais restés sans suite, leur sommant de rendre leurs activités conformes à la loi sur l’exercice d’un culte en Algérie, a ajouté le ministre dans un communiqué.

« Douze lieux de culte sur 49 ouverts sans autorisation ont été fermés dans les wilayas (régions) d’Oran, Tizi Ouzou et Béjaïa », a précisé le ministre, ajoutant que des « procédures sont en cours concernant les 37 autres ».

Mi-octobre, le président de l’Eglise protestante d’Algérie (EPA) le pasteur Salah Chalah avait dénoncé la fermeture par les autorités de trois nouveaux temples, l’un à Makouda et deux à Tizi Ouzou, deux villes de la région de Kabylie, à environ 90 km à l’est d’Alger.

Le motif officiel de ces fermetures est « l’exercice du culte sans autorisation », mais « c’est un prétexte », avait affirmé le pasteur Chalah à l’AFP, soulignant que « depuis 2018, 12 communautés affiliées à l’EPA ont été fermées ».

M. Dahmoune a souligné que « l’Algérie fait partie des pays pionniers dans le domaine de respect de la liberté d’opinion et de croyance » et « avait financé durant ces dernières années des dizaines d’opération de rénovation d’églises catholiques » dans plusieurs régions.

L’islam est religion d’Etat en Algérie, où domine la doctrine malékite sunnite, mais la Constitution garantit la liberté de culte, sous réserve d’agrément des autorités pour le lieu de culte et le prédicateur.