Le général Ahmed Gaïd Salah, puissant chef d’état-major de l’armée algérienne, pilier du régime depuis 1962, est décédé, a annoncé lundi la télévision publique, sans donner dans l’immédiat les causes du décès.

Sur le devant de la scène après avoir arraché en avril la démission du président Abdelaziz Bouteflika, le général Gaïd Salah était le visage du haut commandement militaire, qui a assumé ouvertement la réalité du pouvoir jusqu’à l’élection le 12 décembre d’Abdelmadjid Tebboune comme nouveau chef de l’Etat.

« Le vice-ministre de la Défense, chef d’état-major de l’armée est mort lundi matin d’une crise cardiaque », a annoncé une présentatrice de la télévision nationale Algérie 3, donnant lecture d’un communiqué de la présidence de la République.

Le président Tebboune a décrété trois jours de deuil national et a chargé le général Saïd Chengriha, commandant des Forces terrestres, d’assurer l’intérim, a poursuivi le présentateur.