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En Algérie, l’armée met la pression pour la tenue de la présidentielle

La présidentielle en Algérie visant à élire un successeur à Abdelaziz Bouteflika, qui a démissionné début avril, doit se tenir dans les délais prévus par la constitution, a de nouveau affirmé mardi le chef de l’armée, dénonçant ceux qui rejettent ce scrutin.

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Les Algériens, qui manifestent massivement contre le régime depuis le 22 février, continuent de défiler chaque vendredi depuis la démission de M. Bouteflika, refusant notamment la présidentielle fixée au 4 juillet par le chef de l’Etat par interim, Abdelkader Bensalah, un apparatchik proche de M. Bouteflika.

Le mouvement de contestation populaire, sans précédent, estime que l’appareil hérité du président déchu ne peut garantir un scrutin libre et équitable pour lui désigner un successeur.

Et il réclame ainsi le départ de l’ensemble des figures du « système » au pouvoir, en tête desquels M. Bensalah et le Premier ministre Noureddine Bedoui.

Des « voix (…) obstinées œuvrent à entraîner le pays vers le piège du vide constitutionnel et le faire entrer dans la spirale de la violence et de l’anarchie », a estimé lors d’une visite de terrain le général Ahmed Gaïd Salah, de facto l’homme fort du pays depuis qu’il contribué de façon décisive à pousser M. Bouteflika à démissionner le 2 avril.

« A tous ceux-là, nous disons que le peuple algérien est souverain dans ses décisions et que c’est à lui qu’il appartient de trancher (…) lors de l’élection du nouveau président de la République qui aura la légitimité requise pour satisfaire le reste des revendications populaires légitimes », a-t-il ajouté.

Le général Gaïd Salah a dénoncé le « rejet de toutes les initiatives et le boycott de toutes les démarches, y compris l’initiative de dialogue » proposée par M. Bensalah à l’opposition et la société civile.

L’essentiel de ces partis et organisations a boycotté lundi une réunion de concertation à laquelle les avaient conviés M. Bensalah pour discuter de la mise en place d’une instance indépendante « chargée de la préparation et de l’organisation » de la présidentielle du 4 juillet.

Le général Gaïd Salah a également « mis en garde » contre ceux qui incitent « à entraver l’action des institutions de l’Etat et d’empêcher les responsables d’accomplir leurs missions ».

Des manifestants ont récemment perturbé plusieurs visites ministérielles dans le pays.

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