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Économie

Aïd al-Adhâ 2018 : ce qu’il faut savoir sur le sacrifice du mouton

Le 21 août prochain, environ 100 000 moutons seront sacrifiés en France. Malgré la forte demande, l’Etat et les associations musulmanes demandent que soient respectées certaines règles.

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« Le sacrifice devra s’effectuer après la grande prière dans les abattoirs agréés par les pouvoirs publics dans le strict respect des règles sanitaires en vigueur et des principes religieux qui régissent l’abattage rituel. » Dans un communiqué envoyé aux médias ce lundi, le recteur de la Grande Mosquée de Paris rappelle, en une phrase, les enjeux logistiques de cette grande fête musulmane qui, selon le ministère de l’Agriculture, « se traduit en France par l’abattage de plus de 100 000 moutons, sur une période comprise entre un à trois jours. » Les autorités estiment que l’Aïd al-Adhâ est « un véritable défi logistique pour l’ensemble des parties prenantes : communautés musulmanes, professionnels de l’élevage et de l’abattage, collectivités territoriales, Etat… »

Un abattage étalé sur trois jours

La tradition veut en effet que les familles musulmanes sacrifient un mouton — en réalité, d’autres viandes comme le bœuf peuvent également être consommées lors de cette fête. Or, cette année est marquée par une révolution : le refus du premier certificateur halal de France, AVS, de certifier les agneaux en raison des doutes sur leur âge. Cependant, les Français musulmans devraient tout de même majoritairement consommer des ovins le 21 août prochain. Le Conseil français du culte musulman (CFCM) rappelle toutefois que le sacrifice peut être effectué sur plusieurs jours. « Les capacités des abattoirs étant limitées, le CFCM réitère sa recommandation d’étaler l’abattage sur les trois jours » de l’Aïd al-Adhâ, indique son président dans un communiqué.

Des règles sanitaires très strictes

Avec une capacité réduite, les abattoirs halal seront mis à contribution. « Le sacrifice devra s’effectuer dans les abattoirs agréés par les pouvoirs publics », rappelle le CFCM. Chaque année, l’Etat met en place des abattoirs temporaires pour répondre à la demande. Cette année, l’Île-de-France, l’Est et le Sud-Est de la France sont concernés par ces abattoirs temporaires qui tourneront à plein régime. Le ministère de l’Agriculture rappelle, dans un guide pratique, les règles sanitaires qui seront appliquées dans ces abattoirs dans lesquels « l’inspection par les services vétérinaires est obligatoire », indique-t-il.

60 abattoirs temporaires en France

Les préfectures ont elles aussi pris la mesure de l’événement. Comme en Moselle où le préfet, Didier Martin, a pris un arrêté interdisant notamment l’abattage rituel hors des abattoirs agréés, les exportations d’ovins ou encore l’abattage d’animaux non accompagnés de documents conformes à la réglementation. Dans son département, pas moins de quatre abattoirs temporaires vont voir le jour. Dans les Bouches-du-Rhône, neuf abattoirs temporaires seront installés, contre trois en Île-de-France. « Chaque année, en France, environ soixante abattoirs de ce type sont agréés pour la fête de l’Aïd-el-kébir », résume le ministère de l’Agriculture.

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