Le CFCM a annoncé la date du mardi 20 juillet pour l’Aïd al-Adhâ en France. L’organisation rappelle les règles à suivre.

« Un grand moment de partage dans un contexte qui appelle à l’extrême vigilance ». Voilà, résumé par le Conseil français du culte musulman (CFCM), ce que sera l’Aïd al-Adhâ cette année. En effet, l’organisation a fixé la date de cette fête musulmane au mardi 20 juillet 2021. Mohammed Moussaoui, président de l’organisation, rappelle que « la fête de l’Aïd al-Adhâ, qui débutera le mardi 20 juillet 2021, commémore l’œuvre et le sacrifice du Prophète Abraham (Ibrahim) et son fils Ismaïl touchés par la Miséricorde divine à la suite d’une épreuve manifeste ».

Un jeûne, les huit jours précédant la fête et particulièrement le neuvième, jour d’Arafat, la veille de l’Aïd, est recommandé. Celui-ci, indique le CFCM « nous donne l’occasion de mesurer la souffrance et la détresse de ceux qui subissent au quotidien les affres de la pauvreté ».

Comme l’an dernier, la fête de l’Aïd sera cette année marquée par la situation sanitaire difficile. Alor que la campagne de vaccination avance en France, le coronavirus représente toujours un danger. « La fête de l’Aïd al-Adhâ, un moment de partage et de solidarité, est l’occasion de nombreux rassemblements dans les mosquées et en familles. Le contexte de pandémie que nous traversons appelle à la plus grande vigilance », affirme le CFCM qui ne donne pas plus d’instructions.

Les règles d’abattage pour l’Aïd

Du côté des autorités de l’Etat, elles ont chargé les préfets de fixer leurs propres mesures sanitaires. En Isère, par exemple, le préfet préconise de réserver l’animal à l’avance, de respecter l’horaire de récupération de la viande ou encore d’éviter les déplacements en famille à l’abattoir. Par ailleurs, les autorités de l’Etat appellent au respect du port du masque et à l’utilisation de gel hydroalcoolique.

L’abattage est un point important en cette date d’Aïd : « Comme la plupart des rites, l’acte sacrificiel consistant à l’abattage d’un ovin (un par famille) ou un bovin (un pour sept familles), qui est une recommandation voire une obligation pour certaines écoles, n’est pas une fin en soi », nuance le CFCM qui rappelle que « la tradition prévoit qu’un tiers de l’animal sacrifié à l’occasion de la fête soit donné au pauvres, un tiers servi aux amis et proches et le dernier tiers pour la consommation familiale ».

Pour les familles qui opteront pour l’abattage rituel, « l’Acte sacrificiel doit être effectué par des sacrificateurs habilités, dans des abattoirs pérennes ou temporaires agréés par l’État, dans le respect des règlementations relatives à la sécurité sanitaire des aliments, à la santé, à la protection animale et à la protection de l’environnement », indique le CFCM qui rappelle donc que « l’abattage des animaux en dehors des abattoirs est interdit et constitue un délit ».

« Compte tenu de la capacité limitée des structures d’abattage agrées, le CFCM rappelle que l’acte sacrificiel peut intervenir sur les trois jours de l’Aïd al-Adhâ. De même, le sacrifice par délégation est unanimement autorisé. La délégation pourra être donnée à une personne physique ou à une ONG humanitaire reconnue pour ce service », peut-on encore lire dans le communiqué du Conseil.