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Afrique du Sud : 19 personnes devant la justice après l’attaque d’une mosquée

Cinq mois après l’attaque d’une mosquée à Durban en Afrique du Sud, 19 personnes vont être jugées aujourd’hui. Ils avaient tué l’imam, blessé deux fidèles et mis le feu au bâtiment.

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Le 10 mai dernier, trois hommes portant des armes à feu et des couteaux avaient pénétré dans la mosquée chiite de Durban, peu avant la prière. Ils s’en étaient pris à des fidèles et à l’imam, décédé à la suite de ses blessures. Avant de prendre la fuite, les assaillants avaient également jeté un cocktail Molotov à l’intérieur de la mosquée qui avait partiellement pris feu. Le 13 mai au soir les fidèles de Verulam, cette même mosquée, découvraient également un engin explosif dissimulé dans la salle de prière, qui sera désamorcé par la police. 

Depuis lundi, 19 personnes comparaissent devant la justice pour leur implication présumée dans cette attaque et pour d’autres incidents. Ils sont accusés également d’avoir déposé des engins explosifs dans des lieux publics.

Selon un responsable de la police, l’enquête est toujours en cours. Celui-ci n’a pas confirmé si ces attaques étaient motivées par des convictions religieuses. 

Les musulmans d’Afrique du Sud (environ 1,5 % de la population), restent tout de même inquiets. Depuis plusieurs mois, une « campagne de haine » se propage dans les mosquées, a affirmé un responsable de la communauté musulmane du pays.

En effet, le 14 juin dernier, à quelques jours de la fin du Ramadan, une autre attaque s’était produite à la mosquée sunnite de Malmesbury, à 70 kilomètres au nord de la ville du Cap. Plusieurs fidèles avaient été poignardés, provoquant le décès d’au moins deux personnes. 

« Depuis l’attaque de Verulam à Durban, il y a eu beaucoup de questions. Est-ce qu’il y a des divisions entre chiites et sunnites au sein de la communauté musulmane ? Est-ce qu’il s’agit de violences sectaires ? Mais on ne peut pas dire cela ! A part le fait que dans les deux cas, les assaillants avaient des couteaux, c’est le seul lien que nous voyons. L’Afrique du Sud est multiculturelle, multireligieuse. Bien évidemment, nous avons nos différences. Il y a des conservateurs, des libéraux, nous avons constamment des discussions entre nous, des débats peuvent parfois être tendus. Mais nous sommes tolérants, nous pouvons ne pas être d’accord, mais nous acceptons ces désaccords. Et le fait que quelqu’un ait utilisé cette violence extrême et tué quelqu’un nous inquiète beaucoup. C’est un incident inédit en Afrique du Sud », avait commenté pour RFI Mishka Daries, porte-parole du Conseil judiciaire musulman. 

Dans un récent communiqué, le ministre de la Police a assuré que « le gouvernement considère ces incidents comme très sérieux » et il assure qu’une enquête approfondie sera réalisée  « pour que tous leurs auteurs soient déférés devant la justice ». 

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