Mise à jour : vendredi 18 octobre 2019 à 14h35.

« Les chiffres sont montés à 28 tués et 55 blessés, tous des fidèles », a déclaré à l’AFP le porte-parole du gouverneur de la province de Nangarhar, Attaullah Khogyani, qui avait dans un premier temps fait état d' »environ vingt tués ».

L’attaque a été menée avec « des explosifs qui avaient été placés à l’intérieur de la mosquée », située dans le village de Jaw Dara, dans le district d’Haska Mina.

Le docteur Zarghoon, un cadre de l’hôpital du district, a déclaré que « le dernier bilan que nous ayons est de 33 morts et 60 blessés, tous des fidèles de la mosquée ».

« Nos ambulances sont sur les lieux de l’attaque pour ramener (d’autres) blessés », avait-il indiqué antérieurement en donnant un bilan de 32 morts.

La mosquée, -dont le toît s’est effondré selon plusieurs sources-, « pouvait tenir jusqu’à 700 fidèles, mais en comptait 350 au moment de l’explosion », a dit à l’AFP Omar Ghorzang, un habitant de Jaw Dara.

Aucun groupe n’a pour l’instant revendiqué l’attentat. Les talibans et le groupe Etat islamique, qui s’affrontent dans la région, sont tous deux implantés dans le Nangarhar, province frontalière du Pakistan. Le district de Haska Mina, aussi appelé Deh Bala, est proche de cette frontière.

Le porte-parole de la police du Nangarhar Mubarez Attal avait auparavant communiqué un bilan de 17 morts et 40 blessés.

« C’était une forte explosion », a raconté à l’AFP Haji Amanat Khan, qui habite la zone. « Le toit de la mosquée est tombé à la suite de l’explosion », a-t-il ajouté.

Jeudi, un rapport de l’ONU a déploré un nombre de victimes « sans précédent » depuis plus d’une décennie au troisième trimestre de l’année, l’Afghanistan continuant à s’enfoncer dans une violence « totalement inacceptable ».

Entre le 1er juillet et le 30 septembre, la Mission de l’ONU en Afghanistan (Manua) a recensé 1.174 civils tués et 3.139 blessés , d’après son rapport trimestriel.

Le mois de juillet, avec 425 morts recensés, a aussi été le pire depuis une décennie.

Les attentats visant des mosquées sont peu fréquents, tout comme ceux à caractère confessionnel.

En mai dernier un imam réputé, -de confession sunnite-, et un fidèle ont été tués dans un attentat à la bombe visant une mosquée de Kaboul.

Les chiites sont plus souvent la cible de telles attaques, dans un Afghanistan très majoritairement sunnite.

Le groupe Etat islamique (EI) a revendiqué un attentat kamikaze contre une cérémonie de mariage chiite qui a fait au moins 63 morts en août à Kaboul. L’EI avait aussi revendiqué une attaque en juillet contre une mosquée chiite à Ghazni (centre), tuant deux personnes.