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Société

Affaire Tariq Ramadan : la demande de mise en liberté officiellement refusée

Ce lundi 7 mai, le Juge des libertés et de la détention (JLD) a refusé la mise en liberté de Tariq Ramadan demandée par son avocat. Ce dernier devrait faire appel.

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Le Juge des libertés et de la détention vient de notifier à l’avocat de Tariq Ramadan qu’il refusait sa mise en liberté comme la défense l’avait demandé le 24 avril dernier. Le parquet et le juge d’instruction avaient déjà notifié leur opposition, à titre consultatif. Dans une lettre envoyée à Me Marsigny, ils indiquaient que la « poursuite de l’information est nécessaire. » Pour le parquet, « de multiples actes restent à effectuer », et selon la juge « le délai prévisible d’achèvement de la procédure peut être fixé à seize mois. » 

Tariq Ramadan « devra être interrogé sur ses contradictions »

Alors que l’avocat de Tariq Ramadan pointait les incohérences des faits tels que racontés par Paule-Emma A., le parquet indiquait il y a quelques jours que « les vérifications faites par les enquêteurs sur commission rogatoire viennent contredire les déclarations du mis en examen sur son emploi du temps exact le 9 octobre 2009, mettant en évidence que M. Ramadan n’a pas pris le vol dont il produisait une réservation » et que, par conséquent, « ces éléments accréditent les déclarations de Mme A. » Tariq Ramadan, pouvait-on encore lire, « devra être interrogé précisément sur ses contradictions. »

Autre raison qui avait poussé le parquet à refuser la mise en liberté de Tariq Ramadan : le fait que, « s’agissant des faits dénoncés par les deux autres plaignantes, les auditions, interrogatoires et confrontations restent encore à effectuer. » Pour rappel, Henda Ayari a refusé la confrontation avant d’affirmer récemment être finalement « prête. »

La justice craint des pressions, menaces et risques de fuite

Le maintien en détention provisoire se justifie également, selon le parquet par « le risque de pressions sur les témoins étant manifeste au regard du contexte de cette affaire et des manœuvres d’intimidation et de menaces dont font part les trois plaignantes. » 

Quant au risque de fuite, la justice confirme que, malgré son appartement en région parisienne, Tariq Ramadan est « domicilié à l’étranger, à Londres, où il vit avec sa famille et se trouve titulaire d’un passeport suisse. Il est amené à se déplacer régulièrement dans divers pays, dans le monde entier. » Le parquet craint que le professeur quitte l’Hexagone et, même s’il s’est présenté à la convocation des enquêteurs il y a deux mois, cela « ne constitue pas une garantie de représentation suffisante, eu égard à ses dénégations répétées en confrontation avec Paule-Emma A. » Autrement dit : c’est parce qu’il nie les faits que le risque de fuite serait accru.

Le traitement médiatique a-t-il influencé le parquet ?

Dans ses réquisitions, le parquet estime que, à cause du « retentissement médiatique indéniable et qui perdure, (…) la remise en liberté de l’intéressé (…) serait de nature à créer un trouble exceptionnel et persistant à l’ordre public. » La presse a, depuis le début de cette affaire à la fin de l’année 2017 et plus particulièrement depuis le 2 février dernier, diffusé de nombreuses fois les récits des plaignantes, tandis que l’avocat de Tariq Ramadan est apparu à la télévision mi-mars pour dénoncer la diffusion de « fausses informations. »

La décision, qui revient au juge des libertés et de la détention, était attendue le mercredi 2 mai. Finalement, il a pris plus de temps pour annoncer sa décision. Les avocats de Tariq Ramadan ont maintenant le choix de faire appel.

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