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Société

Affaire Tariq Ramadan : la demande de « démise en examen » refusée

Ce vendredi 20 juillet, la demande de démise en examen de Tariq Ramadan a été refusée par les juges qui estiment que les « indices graves ou concordants » sont toujours en la défaveur de l’accusé.

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Les juges ont rejeté, ce vendredi, la demande de démise en examen de Tariq Ramadan. Dans un document que nous avons pu consulter, les trois vice-présidents chargés de l’instruction au tribunal de grande instance de Paris rejettent la demande qui concernait les affaires Henda Ayari et Paule-Emma A. Ce jeudi, la première a été interrogée sur les contradictions qui émaillent sa plainte tandis que la seconde ne s’est pas présentée à la confrontation avec Tariq Ramadan, mercredi, « pour raisons médicales. »

Concernant la mise en examen pour les faits des viol présumé sur Paule Emma A., les juges reviennent sur les éléments contradictoires du témoignage de la plaignante. Malgré l’erreur d’étage de la chambre de Tariq Ramadan faite par la plaignante ou encore les vérifications concernant un voyage en bus au petit matin, les juges indiquent que les éléments matériels fournis par la plaignante « se sont révélés exacts suite aux investigations réalisées auprès de l’hôtel Hilton. » Rien ne remet « en cause les indices graves ou concordants qui ont présidé à la mise en examen de Monsieur Ramadan. »

« La décision n’interroge pas sur la vraisemblance du récit qui voudrait que Madame A. aurait attendu plus de cinq heures son agresseur dans la chambre pour passer la nuit avec lui »

Joint par LeMuslimPost, Me Emmanuel Marsigny, avocat de Tariq Ramadan, assure que concernant Paule-Emma A., « le rejet s’appuie sur la date de la rencontre du 9 octobre 2009 qui n’est pas contestée par Monsieur Ramadan. La décision se contente de dire que les déclarations de la plaignante sont circonstanciées et retirées sans les confronter aux éléments d’enquête qui les contredisent et sans s’interroger en outre sur la vraisemblance du récit qui voudrait que Madame A., après avoir été sauvagement agressée, aurait attendu plus de cinq heures son agresseur dans la chambre pour passer ensuite la nuit avec lui et ne parvenir à se sauver qu’au petit matin.

Concernant Henda Ayari, il est stipulé que Tariq Ramadan reste mis en examen « en dépit des déclarations hésitantes de la partie civile quant à la date et au lieu des faits. » Selon le document, des « contradictions sur la date des faits apparaissaient déjà au dossier lors de l’interrogatoire de première comparution » et que la demande de démise en examen est donc « prématurée. » Autrement dit, malgré les changements successifs de versions de Henda Ayari, Tariq Ramadan ne peut pas, pour le moment, échapper à la mise en examen. Alors que, dans sa demande, l’avocat de Tariq Ramadan liste point par point les incohérences de la déposition de Henda Ayari, les juges ne répondent que globalement à l’avocat.

« Les déclarations de Madame Ayari ne sont pas ‘hésitantes’, elles sont fausses »

Ce qui étonne Me Emmanuel Marsigny, qui affirme : « Madame Ayari a dans un premier temps dit que les faits avaient été commis entre le 31 mars et le 7 avril 2012 à l’hôtel Holiday Inn. Il a été démontré que c’était impossible puisque les premiers contacts entre eux n’ont eu lieu que le 23 avril 2012. Elle a donc changé sa version en disant que c’était le 26 mai 2012, cette fois-ci à l’hôtel Crowne Plaza République et qu’il ne pouvait en être autrement puisqu’elle avait retrouvé son agenda et répertoire de l’époque sur lequel elle avait noté la date et le lieu sous la dictée de monsieur Ramadan, et même retrouvé la trace du paiement de son billet de train pour venir à Paris ce jour-là. » Pour l’avocat, « cette nouvelle version est impossible », puisqu’elle était au mariage de son frère. « Il n’y a à ce jour plus de date et de lieu. Les déclarations de Madame Ayari ne sont pas ‘hésitantes’, elles sont fausses, continue-t-il. La décision rendue refuse de l’admettre pour ne pas avoir à en tirer les conséquences qui s’imposent. »

Malgré ce refus, une mise en liberté reste possible. Cependant, selon nos informations, le parquet devrait s’opposer à la demande de mise en liberté déposée par l’avocat de Tariq Ramadan et envisagerait même un référé-détention. Cette semaine, en cas d’ordonnance de mise en liberté, cette dernière pourrait donc tout de même être refusée. La non-présence de Paule-Emma A. pour la confrontation avec Tariq Ramadan pourrait également, semble-t-il, inciter les juges à ne pas répondre favorablement à une éventuelle demande de mise en liberté dans les jours à venir.

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