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Société

Affaire Tariq Ramadan: une contre-expertise contredit une plaignante

Tariq Ramadan et la seconde plaignante étaient en désaccord sur les dates d’une série de SMS exhumés d’un vieux téléphone. Une contre-expertise a livré ses conclusions.

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Alors qu’une nouvelle plainte vise Tariq Ramadan, cela continue de bouger en ce qui concerne l’enquête. Si l’islamologue est sorti de prison en fin d’année dernière, il est toujours mis en examen. Le 22 février, Tariq Ramadan affirmait avoir « déposé plainte contre les trois plaignantes pour ‘dénonciation calomnieuse’ et ‘dénonciation d’un crime imaginaire’. » A l’époque, la brigade criminelle avait affirmé qu’un SMS de « Christelle », la deuxième plaignante, avait « probablement été envoyé après les faits » alors que ce message disait explicitement : « Si je n’avais pas aimé, je serais partie. » La plaignante assurait que ce SMS avait été envoyé avant les faits supposés. Ce que contestait la défense de Tariq Ramadan.

Ce mardi matin, Europe 1 nous apprend qu’une contre-expertise technique va « à l’encontre du récit de la deuxième plaignante sur ses échanges avec l’islamologue ». Selon la radio française, cette contre-expertise a permis de remettre dans l’ordre les 255 messages, dont certains tronqués, exhumés d’un vieux téléphone de Christelle. D’après les conclusions, le message « Si je passais un mauvais moment je serais partie » a bien été envoyé au lendemain des faits supposés. « Je tiens à toi et tu me plais » ou encore « Tu m as manqué dès que j ai passé la porte », avait continué la plaignante, entre autres SMS.

Pour Emmanuel Marsigny, avocat de Tariq Ramadan, « la partie civile a tenté de profiter de l’absence de date pour affirmer qu’ils avaient été envoyés un mois avant la rencontre. Ce complément d’expertise apporte la preuve objective de son mensonge. Ils sont bien postérieurs », indique-t-il lors d’une interview donnée à Europe 1. L’avocat dénonce une « manipulation inacceptable de la justice » et « attend du parquet et des juges qu’ils en tirent rapidement toutes les conséquences ». Du côté de l’avocat de Christelle, Eric Morain, cela « ne change rien ». La défense de la partie civile plaide « les phénomènes traumatiques de la mémoire » et assure que « ce sont l’emprise et la peur qui dictent ces messages ».

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