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Société

Affaire Good Price halal à Colombes : le gérant revient sur la décision de résiliation de son bail

Suite à la décision de la justice de résilier le bail commercial de la supérette halal de Colombes, son gérant revient sur l’affaire.

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Menacée de fermeture il y a un an et demi, la supérette halal de Colombes, Good Price, devra fermer ses portes. Le bail commercial du gérant, Soulemane Yalcin, prévoyait que son commerce vende des produits d’alimentation générale. Mais en avril 2015, mois de l’ouverture de la supérette, les habitants du quartier des Grèves écrivent, par l’intermédiaire de la secrétaire de l’Union nationale des locataires indépendants, écrivent au bailleur. Les habitants déplorent que l’épicerie ne vende que « des produits essentiellement halal. » « Il n’y a pas d’autre viande, pas davantage de charcuterie traditionnelle, (…) pas de vins, pas d’apéritifs », regrettent alors la secrétaire de l’UNLI.

La supérette accusée de « non-respect du bail de commerce d’alimentation générale »

Suite à cette plainte de l’Union nationale des locataires indépendants, qui regrette que l’enseigne ne propose ni porc ni alcool, le bailleur, Colombes Habitat Public, menace de fermer l’épicerie. L’épicerie halal est accusée de ne pas respecter le bail qui lui a été accordé pour un commerce d’« alimentation générale. » Pour l’avocat Asif Arif, « le bailleur, en imposant dans la destination commerciale d’alimentation générale une restriction particulière liée à la vente de produits halal a, peut-être, porté atteinte à la liberté d’entreprendre de la société qui a décidé de commercialiser de tels produits. »

Le tribunal de Nanterre, lui, a tranché en résiliant le bail et en ordonnant l’expulsion des locataires de l’épicerie halal de Colombes pour « non-respect du bail de commerce d’alimentation générale » suite au recours de l’office HLM présidé par la maire Nicole Goueta (Les Républicains). Soulemane Yalcin, gérant de la supérette, estime la décision injuste. « On nous reproche de ne pas respecter le bail. Je refuse cette accusation, c’est un commerce généraliste. On peut trouver de tout dans mon magasin. Il y a des produits orientaux mais aussi des produits quotidiens pour tout le monde », explique-t-il.

10 personnes vont se retrouver au chômage

« L’accusation de commerce communautaire ne tient pas la route, ajoute le gérant. Ce sont mes choix commerciaux, j’ai fait une étude de marché, j’ai regardé les statistiques du magasin précédent. Je prends en compte la demande des clients et je vends ce que les gens me réclament. » Surtout, la décision de justice risque de ruiner Soulemane Yalcin : « La décision de fermeture est dramatique pour quelqu’un comme moi qui a investi toute sa vie dans un commerce. J’ai pris des risques énormes, j’ai travaillé jour et nuit. Je risque de perdre tout mon investissement. On a à peu près dix employés dans le magasin, qui risquent de se retrouver au chômage. Cela fera dix chômeurs en plus sur la liste », nous indique-t-il. Le gérant va faire appel de la décision.

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