L'affaire Barakacity enflamme toujours le débat, suite à la perquisition de ses locaux et la clôture de ses comptes bancaires.

En plein essor, mais aussi en pleine tourmente! L’association humanitaire Barakacity, dont la vocation est d’aider les plus démunis aux quatre coins du monde, subit des injustices l’une après l’autre. Des comptes bancaires clôturés sans motif légal, des locaux perquisitionnés… En contrepartie, les bailleurs de fonds islamiques en France, telles que Chaabi Bank, ou 570 easi, le spécialiste des produits financiers halal, gardent le silence. De même, les représentants de la communauté musulmane en France, tels que le CFCM et l’UOIF, font le sourd face à tant d’injustices dans l’affaire Barakacity !

Une avancée humanitaire et un élan de solidarité

Barakacity, pour ceux qui ne la connaissent pas, est une association humanitaire fondée en 2010, qui a pour vocation d’aider les populations les plus démunies au monde, musulmanes ou autres. En juillet 2013, ses efforts ont connu un franc succès. En effet, elle a pu collecté un million d’euros, en seulement 7 jours, pour construire 48 puits dans 35 villages en Afrique. Cette organisation a même construit un hôpital au Togo. Ces différentes réalisations ont propulsé Barakacity en tête des organisations humanitaires musulmanes. L’association semble devoir payer le prix de cet élan de solidarité. En effet, des obstacles de plus en plus sérieux commencent à se dresser sur sa route.

Clôture des comptes bancaires de l’association: un vrai scandale !

En Août 2014, l’affaire Barakacity a commencé par la clôture des comptes bancaires de cette dernière, sans explication ni annonce. Les banques concernées sont la société générale et le CIC (Crédit Industriel et Commercial). Ces dernières refusant de communiquer leurs motivations, ou de proposer une alternative. Finalement, l’association a pu ouvrir un compte chez le Crédit du Nord. Toutes les banques refusent d’accueillir les fonds de Barakacity (plus de 3 millions d’euros de dons en 2013-2014). Cette pratique pourrait être justifiée par les propos d’un chroniqueur sur RTL, qui a soupçonné l’association d’être impliquée dans le terrorisme ou le “jihad business”. En quelques heures, une forte mobilisation des internautes a porté ses fruits: de nombreuses clôtures de comptes de particuliers ont été annoncées, ainsi que la démission de plusieurs employés de la société générale et du CIC.

L’affaire Barakacity, toujours d’actualité

Mercredi, 11 février 2015, Barakacity a voulu filmer « le départ de 20 ambulances en direction de la Syrie » avec un drone à basse altitude sur son parking privé. L’association raconte plus de détails sur sa page Facebook : «une équipe de la B.A.C (Brigade Anti Criminalité) a intercepté celui qui commandait l’appareil. Il est alors placé en garde à vue. Un autre salarié de l’association a également été menotté puis embarqué en direction du commissariat ». Deux heures après, les locaux de Barakacity ont fait l’objet d’une perquisition. Islamophobie oblige ! L’association s’exprime dans un communiqué : « C’est parce que nous pensons que le climat devient suffisamment critique et scandaleux que nous appelons à la responsabilité du C.F.C.M mais aussi de L’UOIF afin de faire valoir le droit des organisations humanitaires et islamiques œuvrant pour la paix et la cause des nécessiteux en France et partout dans le monde. »

Source (ici et )

Mehdi Chaouali

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