En France, près de 2 000 jeunes seraient radicalisés. Un chiffre en augmentation, qui n'a pas grand-chose à voir avec la religion.

Selon Le Figaro, près de 2 000 jeunes Français seraient radicalisés. 17 adolescents sont morts en combattant en Syrie et en Irak, selon un rapport daté du 15 septembre.

En France, depuis janvier 2015, les attaques signées Daesh ont causé la mort de près de 250 personnes. Pour l’Etat Islamique, il semblerait que la France soit la cible favorite. En effet, le pays des droits de l’Homme est le pays européen le plus meurtri, en termes de victimes et d’attaques, par l’organisation terroriste. Et comme si cela ne suffisait pas, Daesh mène aussi une campagne de propagande agressive qui a réussi à endoctriner plus de 2 000 adolescents français, aujourd’hui complètement radicalisés. Sans oublier, le nombre croissant de jeunes filles happées par ce fléau.

Paradoxalement (ou pas), le nombre d’adolescents français radicalisés aurait augmenté de près de 120 % depuis janvier 2015 selon Le Figaro. Depuis le début de l’année, les forces de sécurité ont identifié 1 955 jeunes, garçons et filles, comme étant des sympathisants de Daesh. Ces mêmes forces ont aussi précisé que 200 Français avaient trouvé la mort, dont 17 adolescents, en combattant aux côtés des djihadistes, en Syrie et en Irak. Ces Français qui partent au front n’ont pourtant rien à voir avec la religion ou le fanatisme religieux : 80  % d’entre eux viennent de familles athées contre seulement 20 % provenant de familles croyantes ou religieuses, selon un rapport du Centre de prévention contre les dérives sectaires liées à l’Islam.

Les jeunes en difficulté, des proies faciles

Les jeunes en difficulté, confrontés à des problèmes sociaux, familiaux ou autres, sont devenus des proies faciles, pour ne pas dire du pain béni, pour les djihadistes. En plus du terrain psychologique fragile, déjà favorable au lavage de cerveau, Daesh emploie des techniques et des moyens avancés, qui garantissent le recrutement et l’enrôlement de ces jeunes paumés, en quête de sens et d’appartenance, et qui se retrouvent souvent à errer sur les réseaux sociaux — des réseaux sociaux qui sont des canaux de communication à travers lesquels ces jeunes, en perdition, sont guettés, contactés, manipulés, et même encouragés à l’exécution d’attaques terroristes orchestrées, de loin ou de près, par les fanatiques Le ministre de l’intérieur, Bernard Cazeneuve, a exprimé son inquiétude quant à l’état de menace, plus haut que jamais, dans lequel se trouve le pays, et alors que cette année noire donne à certains le sentiment que ces événements tragiques ont permis aux Français de se rapprocher et d’être plus unis, d’autres, plus réalistes, sont convaincus du contraire.

Mehdi Chaouali

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