Invité sur RMC aujourd’hui, Abdelali Mamoun, qui indiquait autrefois être porte-parole de la Conférence des imams de France, a estimé que « l’Islam ne peut pas être un étendard pour les sociétés qui nous auraient rejetés. » Auteur de « L’Islam contre le radicalisme », sorti en février, il estime dans son livre que, « contre la guerre des armes, il faut mener la bataille des idées » et qu’il est « urgent de réformer le projet de l’Islam de France qui est désormais à la dérive. » Reçu par le journaliste-polémiste Eric Brunet sur RMC, Abdelali Mamoun était invité à se prononcer sur une question : « Les Français musulmans doivent-ils sauver la République du radicalisme ? » Le théologien en a profité pour rebondir sur l’organisation du culte musulman. Et selon Abdelali Mamoun, en France, « les mosquées sont composées d’imams blédards qui ne comprennent rien aux jeunes Français de confession musulmane. »

Abdelali Mamoun veut des imams patriotes

De quoi relancer la polémique à propos de la formation des imams dans l’Hexagone. Ce qui devrait être la tâche de la Fondation pour l’Islam de France, qui peine à se mettre en place. Théologien et imam du Val-de-Marne, Abdelali Mamoun est très controversé au sein de la communauté musulmane. Coqueluche des médias, il s’était prononcé l’été dernier contre le burkini car, disait-il, « il faut libérer la femme. » Un peu plus tôt, en 2015, Abdelali Mamoun s’en était pris frontalement au Conseil français du culte musulman. « Nous sommes conscients qu’il existe au sein de notre composante musulmane un désordre, un chaos, qu’on a voulu maquiller par un conseil français qui n’a rien de français, qui est qu’étranger, expliquait-il. Il faut revoir en profondeur son organisation. » L’imam milite pour la multiplication, dans le pays, de « conseils théologiques » qui seraient habilités à désigner les imams. Des « imams français, qui tiennent un discours non seulement républicain mais patriote », assénait-il sur i>Télé à l’époque.