Une salle de prière de la région lyonnaise a été endommagée par un incendie, la nuit dernière. Celui-ci est probablement d’origine criminelle, selon les premiers éléments de l’enquête. Un épisode qui inquiète les communautés musulmanes de la région : en une semaine, c’est le deuxième incident de ce type qui vise un lieu de culte musulman.

La salle de prière Essalam se trouve dans le 2e arrondissement de Lyon, dans un quartier essentiellement composé de logements sociaux récemment rénovés. Le maire du 2e arrondissement a assuré que « l’incendie semblerait-il serait criminel, selon les premières informations que m’ont fait remonter les pompiers et les policiers ». Ce que confirme le parquet qui préfère aujourd’hui « privilégier l’hypothèse criminelle ».

Une enquête a été ouverte pour dégradations volontaires par incendie. Heureusement, l’incendie n’a pas fait de victimes. Mais on a évité le pire… Au-dessus de la salle de prière, on trouve plusieurs appartements. Le secrétaire général de la salle de prière, Abderrazak Chenini, a annoncé vouloir porter plainte.

La semaine dernière, c’était un local annexe de la salle de prière de Bron, toujours à proximité de Lyon, qui était endommagé par un incendie là aussi d’origine criminelle. La communauté musulmane se sent menacée. « Quelques jours après Bron, la communauté musulmane est en émoi devant la multiplication de ces actes de haine et d’intolérance », affirme ainsi Abdallah Zekri, président de l’Observatoire national de lutte contre l’islamophobie et délégué général du Conseil français du culte musulman (CFCM).

Abdallah Zekri « ne peut que condamner avec force de tels agissements et adresse toute (sa) solidarité aux habitants de Lyon, encore sous le choc de ce qui s’est passé à Bron ». Le ministre de l’Intérieur, de son côté, a condamné avec timidité l’acte. Gérald Darmanin a écrit sur Twitter : « Actes antimusulmans, antisémites, antichrétiens : ces agissements imbéciles et haineux sont contraires à tout ce qu’est la France. Je protégerai la liberté de culte ».