Deux ans après une première édition consacrée aux thèmes de la citoyenneté et du droit de décider, l’Université Populaire de l’Engagement Citoyen (UPEC) se déroule une nouvelle fois au Sénégal, à Dakar. Il est cette année question, pour les militants africains présents sur place, de l’action citoyenne à l’heure où le continent connaît des poussées autocratiques. Depuis ce matin, le mouvement sénégalais Y en a marre débat, avec ses invités, des restrictions dans l’espace civique, en Afrique et ailleurs.

Coronavirus oblige, les débats seront hybrides, entre rencontres physiques et diffusion sur internet. Tout au long de cette première journée, il sera notamment question du mouvement Black Lives Matter. Avec une question qui sera débattue : « La dynamique #BlackLivesMatter est-elle une réponse aux violences policières, aux tripatouillages constitutionnels et aux restrictions des espaces civiques en Afrique et ailleurs ? »

Puis ce mardi, les militants présents sur place seront invités à parler de l’action citoyenne. Cette dernière a-telle de l’avenir face à la faiblesse des statuts juridiques des mouvements et à l’exclusion des femmes ? C’est la principale question à laquelle les activistes réfléchiront ce mardi avant, mercredi, de se positionner sur plusieurs thèmes : pandémies, conflits armés, gouvernance, violences policières, etc.

En 2018, la première édition de l’Université Populaire de l’Engagement Citoyen avait fait du bruit : jamais le continent africain n’avait accueilli, dans une seule ville, autant d’activistes pour des débats. Cette années, des militants de nombreux pays, du Cameroun au Ghana, en passant par la Tunisie ou l’Ethiopie, se sont donné rendez-vous à Dakar.