Cette visite survient après un récent réchauffement entre les deux pays, alors que Amman avait réduit ses relations avec Doha en 2017 dans le sillage d’une crise diplomatique entre le Qatar et plusieurs Etats du Golfe.

Dépourvu de ressources naturelles et très dépendant d’aides étrangères, le royaume jordanien fait face à un taux de chômage de 18,5% et 20% et la population vit à la limite du seuil de pauvreté.

Arrivé dimanche en Jordanie à l’invitation du roi Abdallah II, l’émir du Qatar a annoncé la création de « 10.000 emplois pour les frères jordaniens au Qatar, outre les 10.000 emplois déjà annoncés en août 2018 », a rapporté QNA sur Twitter.

Le dirigeant qatari a aussi annoncé « une aide de 30 millions de dollars (27,72 millions d’euros) » à la caisse de retraite des militaires jordaniens, selon la même source.

En 2017, la Jordanie avait réduit ses relations avec Doha après que l’Arabie saoudite et ses alliés –les Emirats arabes unis, Bahreïn et l’Egypte– eurent rompu leurs liens avec le Qatar, l’accusant de soutenir des mouvements islamistes –ce que Doha nie– et de se rapprocher de l’Iran.

Dimanche, les discussions entre le roi Abdallah II et l’émir qatari ont porté sur « les crises régionales et la nécessité de parvenir à des solutions politiques », selon un communiqué du Palais royal.

Les deux dirigeants ont également rappelé la nécessité de soutenir les Palestiniens « dans l’obtention de leurs droits justes », notamment le droit à « un Etat souverain (…) avec Jérusalem-Est pour capitale », selon la même source.

Cette annonce intervient après la présentation fin janvier du plan américain de règlement du conflit israélo-palestinien, qui prévoit notamment de faire de Jérusalem la capitale « indivisible » de l’Etat d’Israël et de créer une capitale d’un Etat palestinien à Abou Dis.

Gardienne des lieux saints musulmans à Jérusalem-Est, la Jordanie abrite près de deux millions de Palestiniens et est le seul pays arabe avec l’Egypte à avoir conclu un traité de paix avec Israël, en 1994.