Voilà près de vingt ans que les Ouïghours sont victimes d’un pouvoir chinois de plus en plus répressif avec eux, sous couvert de lutte contre le terrorisme. Camps de concentration, trafic d’organes, stérilisation forcées, viols… Le sort réservé aux Ouïghours a toujours inquiété, notamment les musulmans qui suivent de près cette opération de nettoyage chinoise.

Le sort des Ouïghours semble cependant peu intéresser les pays, notamment musulmans, trop peu à s’être insurgés. Et alors que la France vient de timidement condamner les exactions de Pékin, c’est au tour du Conseil français du culte musulman (CFCM) de s’exprimer. Peu bavard sur le sujet depuis 2001, le CFCM demande l’ouverture d’une enquête internationale.

Il faut, explique l’organisation, faire toute la lumière sur la situation des Ouïghours dans la région du Xinjiang, où un voire deux millions de Ouïghours sont enfermés par les autorités chinoises dans des camps de travail forcé ou de torture. Le CFCM, à l’occasion de l’Aïd, appelle les musulmans « à unir les intentions de prière autour de toutes les minorités victimes de crimes et de répression que rien ne saurait justifier  ».

L’organisation confessionnelle lance une réaction bien timide face à la situation dramatique. La Même le ministre français des Affaires étrangères « des violations massives de droits de l’homme, la destruction du patrimoine culturel Ouïghour et en particulier des lieux de culte ». Les sénateurs belges, eux, ont exhorté l’ONU à ouvrir une enquête sur le trafic d’organes des prisonniers Ouïghours.

Alors que 21 pays membres de l’Organisation de la Coopération Islamique (OCI), ont apporté « leur soutien » à la Chine, le silence des organisations nationales musulmanes fait froid dans le dos.